QUELS GRANDS PARENTS VOULEZ-VOUS ETRE ?

– il y a de nombreuses façons d’être grands-parents. Et une condition et une seule  : c’est le « ticket d’entrée, indispensable pour prétendre au titre : avoir des enfants qui ont des enfants, biologiques ou adoptés;

-on devient grand-parent, de la même façon qu’on devient parent : par la force des choses, en ayant des petits-enfants ; et cependant, il y a une différence de taille : on est parent parce qu’on a fait ce qu’il fallait pour ça. On devient grands-parents parce que d’AUTRES ont fait ce qu’il fallait pour ça… c’est sans doute une des raisons de la capacité de recul des grands parents.

Certains ont du mal à vivre ces étapes, et ils ont du chemin à faire pour se sentir à l’aise avec la notion de grands-parents, soit qu’ils aient du mal avec les enfants, soit que le vieillissement que cela suppose leur insupporte…. Et dans les deux cas, un petit travail intérieur sur l’image de soi peut changer beaucoup de choses.

Il y a aussi ceux qui se posent trop de questions : serai-je un bon parent, un bon grand-parent ?

Cette question n’est pas appropriée : pour qu’il y ait des « bons» et des « pas bons », cela voudrait dire qu’il y a une « norme », une référence… Aussi bien, je ne connais personne qui soit « toujours » bon ou pas bon dans ce qu’il fait. Alors soyons juste authentiques, et selon nos intentions, nous allons créer NOTRE réalité unique, sans référence extérieure de « bon » ou « pas bon ».

En général , les gens qui se posent beaucoup de questions sur « être bien ou pas bien » dans ce qu’ils font, ont vraiment à cœur d’être bien. Ceux qui s’en fichent ne se posent pas la question, à l’évidence. Et quand on a à coeur de bien faire, alors la plupart du temps, on fait vraiment bien.

Il y a donc de toutes sortes de grands-parents  ; transmetteurs de la famille et de l’histoire . C’est sans doute cela qui a fait dire à ma petite-fille l’autre jour, devant le dessin d’époque des jardins du château de Gaillon en 1700 et quelques, actuellement et depuis un bon siècle, un quartier de la ville et quelques usines… « tu as connu, ces jardins là, toi, Mamili ? » je lui ai juste répondu « Ma chérie, le dessin a 300 ans : tu crois que j’ai 300 ans ? »

Les grands-parents transmetteurs d’histoire familiale sont incollables sur les noms et les liens de parenté des personnes mystérieuses qu’on voit sur les vieilles photos jaunies… et c’est important, car ce sont nos racines . On parle souvent de ceux qui souffrent d’être déracinés . En ce moment, hélas, l’actualité s’en fait dramatiquement l’écho. On oublie qu’on peut être déraciné sur place, comme un vieux chêne un jour de tempête : les racines sont là, mais elles sont dévitalisées … Notre famille, jusqu’aussi loin qu’on peut remonter, ce sont nos racines « basique ». C’est important de savoir qu’on peut ressembler un peu à l’oncle Jules, un peu à la tante Philomène, un peu aussi à la grand-mère Dupont, et beaucoup à papa, qui lui-même ressemble comme deux gouttes d’eau à l’arrière grand-oncle Paul…. On est « inclus », on « fait partie  » de la famille. « faire partie » » : « faire «  est un verbe d’action. Ce n’est pas rien, de « faire partie » On a sa place, et on peut prendre sa place.

Il y a les grands-parents initiateurs . Ceux-là, sont heureux de partager des expériences que l’enfant va découvrir et s’approprier. On est dans le concret . Avec ces grands-parents-là, l’enfant peut grandir et prendre confiance en lui , car il est accompagné sur un chemin de découvertes. Souvent, il va découvrir ce qui deviendra une passion pour lui, en référence à son grand-père ou sa grand-mère. L’enfant se sent reconnu comme une personne à part entière , il a le droit d’être comme il est. Il devient important car il acquiert des nouvelles références extérieures au cercle familial parents-frères-et-sœurs, tout en étant reconnu par lui : il porte quelque chose des racines familiales. . Il va développer de l’assurance, de la joie de vivre : il a sa place, et il la prend : on la lui donne.

Il y a les grands parents qui transmettent des savoirs et des savoir-faire. Très proche des initiateurs, ces grands-parents-là ont une exigence de résultat ou de qualité . Et c’est bien, quand c’est fait avec bienveillance naturellement.. Parfois, il y a à la clé une lignée « de père en fils » qu’il faut suivre, et alors l’exigence sera peut-être trop lourde pour l’enfant, à moins qu’elle ne le stimule : celui-là a sa place inscrite depuis la nuit des temps, quelle belle assurance !

Il y a des grands-parents à petits secrets  : on peut tout leur dire, il y a un vrai dialogue , et il s’enrichit des conseils que l’aïeul peut donner à l’enfant. C’est précieux, car c’est un accompagnement choisi et libre de jugement. La relation est forte, unique, solide. Comme la relation entre Poupette et sa petite-fille dans « la boum »…

Il y a des grands-parents à jeux et promenades  : c’est extra, parce qu’ils offrent du temps libre et «  sans enjeux  » de réussite. Avec eux, on « vient comme on est » comme dit Mac Donald…

Il y a aussi les grands-parents qui transmettent des valeurs . La justice, la ponctualité, l’amour du travail bien fait, la rigueur, la fidélité, etc… Là aussi, il faut de la bienveillance, pour évier la moralisation : la morale n’a aucune chance d’être entendue car elle s’impose. Les conseils, les réflexions avec des exemples, la compréhension des situations, sont beaucoup plus profitables… et on peut transmettre ainsi de nombreuses et belles valeurs…

Pas seulement de mettre les chaussettes au sale : ça, c’est plus le rôle des parents. Les valeurs du quotidien matériel, ça compte aussi, t c’est beaucoup le lot des parents. Parfois ça leur bouffe tout le reste d’ailleurs, et on va en reparler tout à l’heure…

Parfois, on peut être plusieurs de ces grands-parents à la fois, selon les moments, selon les enfants. Etre attentif à quel enfant reçoit quoi de son grand-parent est important aussi.

C’est le rôle des grands-parents, d’être le rétablisseur d’équilibre , parfois, avec la vie quotidienne en famille. Rétablir l’équilibre entre ce que la famille apporte, et ce qui peut manquer à cet enfant là en particulier. Par exemple, un enfant qui manque de confiance en lui peut trouver un bénéfice immense à être pris en charge de façon naturelle par un grand parent initiateur bienveillant…

C’est sans doute là qu’intervient cette petite phrase « c’est plus facile d’être grand-parent que parent ». Et parfois, plus gratifiant aussi.

La raison est là : les enjeux ne sont pas les mêmes.

Les parents ont des enjeux éducationnels, et ils voient l’avenir s’inscrire avec un certain niveau d’exigence, et tout cela est normal. Parfois, dès la maternité, il faut réserver une place dans la meilleure crèche ou la meilleure école… on ouvre un livret d’épargne pour quand il sera grand, il pourra s’acheter une voiture…. Les parents voient loin. Ils confient aussi leur image de parents entre les mains de leurs enfants. Ça peut les rendre exigeants, parfois trop, d’ailleurs.

Les grands parents peuvent se permettre de voir au jour le jour. « Pas d’enjeux », c’est exactement ça. Les « enjeux » ne se cantonnent pas dans le jour le jour. Vivre au jour le jour libère des enjeux ; Et ça simplifie beaucoup les choses au quotidien.

Ce que j’appelle les enjeux, c’est par exemple : « je suis un excellent parent, et ça se voit car mon enfant est bien élevé, poli, sage ». ou encore « mes enfants sont les meilleurs élèves de l’école. on est intelligent dans la famille ! »

Le rôle des parents ‘n’est pas le même que celui des grands-parents, et ce serait abusif que les uns remplacent les autres. Les grands-parents, en tant que parent des parents, sont garants de l’autorité des parents et des règles données. Par leur âge, ils sont garants aussi de la sécurité de la vie de famille mais s’ils s’immiscent dans l’autorité parentale au lieu de la garantir, alors ils cassent tout. Il faut être vigilant là-dessus !

Alors quel grand-parent voudrez-vous être, au quotidien ?

Par exemple, celui qui sait gérer les conflits entre les enfants… parce que parfois, on est vite débordés par les conflits d’enfant, et les enfants sont très forts pour rendre les situations inextricables. C’est toujours l’autre qui a commencé on ne sait pas quoi pour une raison occulte, et ca ne facilite pas le démêlage de la situation.

Gérer un conflit entre enfants, pourtant, c’est simple : il faut faire un pas de côté. Ne pas se laisser prendre dans la toile d’araignée, ne pas chercher à rendre justice. Surtout pas. C’est ça, le piège… un piège que les enfants nous tendent pour voir à qui on va donner notre soutien…. Et si cela renforce celui qui est soutenu, cela démolit tous les espoirs des autres !

Faire un pas de coté c’est quoi ? eh bien, c’est tout simple.

« les enfants, je n’arriverai jamais à démêler votre histoire, et elle ne me semble pas très intéressante. Par contre, je vois que vous êtes capable de vous mettre dans tous vos états pour ça. Alors le plus important, c’est surement que je retrouve mes petits-enfants comme je les aime, et ensuite, on verra ce qu’il en est. Commencez par vous calmer chacun de votre côté. Dans votre chambre, par exemple, non pas en ruminant cette histoire, mais en pensant à vous recentrer. Dépensez votre énergie de colère en tapant sur votre oreiller si vous voulez, ça ne fera de mal à personne ; ensuite, quand elle sera vidée, vous prendrez juste le temps d’un mandala, par exemple, ou d’une lecture, ou d’un jeu…. Quand tout le monde sera calmé, on pourra reparler de votre problème, calmement, pour tout comprendre, si c’est encore important. »….

Et bien sûr, évitez les « s inon  »…. « Sinon », ça veut dire « si tu ne le fais pas ». Moi, quand je dis quelque chose, j’aime que ce soit entendu. Alors j’évite les « sinon », qui veulent dire « au cas où tu ne m’écouterais pas, voilà ce qui risque de t’arriver ». Il ne risque rien de leur arriver, aux miens, parce que je n’envisage même pas qu’ils puissent ne pas m’écouter.

Par contre, cela me donne une responsabilité : parler juste !

Le grand-parent qui booste la confiance en soi des enfants , on va parler d’encouragements. Pas de survalorisation. Survaloriser ne donne pas confiance en soi, ca donne juste le sentiment que peu importe la qualité du résultat. « oooooooooh, c’est beau », pour trois lignes gribouillées au feutre, non. Parce qu’objectivement, ce n’est pas beau. Par contre, ça a d’autres qualités.

‘tu as choisi de belles couleurs qui vont bien ensemble » (et il découvre que des couleurs peuvent aller bien ensemble ou pas. ) « oh, tu as dessiné sur toute la feuille, tu occupes bien l’espace, dis donc ! » et il s’aperçoit que l’espace de la feuille délimite son cadre de dessin, et qu’il peut moduler l’espace qu’il occupe. « dis donc, j’aime bien ce joli rond que tu as fait là », et il découvre qu’il peut réussir des formes, des tracés, et que sa main peut lui obéir… mais non, ce n’est pas « beau ».

De même que les enfants ne sont pas « grands ». ils grandissent, c’est différent, car c’est en cours. S’ils étaient grands, ils feraient les courses, paieraient des impôts, et auraient le droit de conduire votre voiture…

La confiance en soi, elle s’encourage, donc. En permettant à la motivation d’aller plus loin –et pas « trop loin ». « je suis sure que tu pourrais améliorer ce que tu viens de réussir là. Veux tu qu’on en parle, là, pour tester comment on peut améliorer ?

Sans oublier de valoriser TOUTES les réussites à leur niveau de réussite. il n’a que 5 à son devoir ? c’est une réussite, la dernière fois il avait 3 ! Combien de temps de travail a-t-il mis au bout ? c’est cela que vous allez valoriser. A sa mesure.

Se mettre à la place des enfants est souvent amusant pour un adulte, lorsqu’il voit une difficulté d’un autre regard.

Par exemple, je me souviens d’un enseignant mathématicien disant à quel point il est important de donner du sens aux chiffres d’abord, pour être capable de calculer de tête. eh bien faisons ce petit test : imaginez simplement que les chiffres de 0 à 9 soient remplacés par les lettres de A à J. facile, on connait l’ordre des lettres. On va mettre A=1, B=2, et J =0. Alors A+A =B, fastoche, mm ? bon. AB multiplié par E? . FB divisé par C ? HGAC divisé par D,I ?? Voilà que nous sommes aussi « empruntés » que nos petiots devant leurs additions en CP… amusant, non ?

Un volontaire va venir ici, expliquer à un second volontaire portant des chaussures à lacets, COMMENT on fait ses lacets. Détailler en mots toutes les étapes….

Ou encore : faire deviner une couleur à quelqu’un qui ne la voit pas, sans analogie de ce qui a cette couleur.

Oui, c’est très très difficile de mettre des mots sur quelque chose d’évident pour soi.

Rappelez-vous cela lorsque vous demandez à vos enfants de savoir des choses qui sont évidentes pour vous : il leur faut les apprendre et se les approprier avant de les trouver faciles.

Vous pouvez aussi faire cette expérience d’écrire votre prénom avec la main qui n’en a pas l’habitude, et retrouver les sensations des premiers apprentissages.

Je voudrais vous parler maintenant de quelque chose d’essentiel, que vous, les grands parents, vous pouvez offrir comme un cadeau à vos petits-enfants et à votre famille. Etant Libre des enjeux de réussite, vous êtes plus disponibles pour chercher et installer, faire grandir la Joie de Vivre. Pourquoi faire ? Parce que c’est l’énergie à mettre dans le moteur de la réussite et e l’épanouissement. Comment ? en réveillant l’émerveillement, la surprise, la curiosité, la découverte, l’expérimentation, et avec tout cela, l’adaptabilité, et enfin l’humour !

Changer le quotidien en pays des merveilles, vous pouvez. Des quantités de petites choses simples sont possibles pour cela. Bien sur, il vous faut aussi accepter vous aussi d’être émerveillé, surpris, curieux, découvreur, expérimenteur, adaptable et plein d’humour…. Et de vous laisser bousculer. Mais c’est bon pour vous aussi.

Et grâce à cela, même si votre petite fille vous demande si vous étiez là quand i l y avait des hommes préhistoriques, elle vous trouvera toujours jeune.

Alors…. Préparer un repas d’une seule couleur d’aliments….peut être une devinette amusante. Et prendre 5 minutes pour danser tous les jours apporte une belle énergie. Jouer avec les mots, avec les sons, avec les bruits, même, font travailler l’écoute et la concentration…. Cacher des images dans le décor qu’il faudra retrouver pendant le repas sans bouger de sa place, favorise aussi l’attention et la concentration, …. Je peux vous donner plus de 250 idées de toutes sortes… c’est facile à faire, et cela va éveiller l’idée que tout est possible dans le respect des règles de vie naturelles.

L’autre piste que je voudrais vous donner, c’est celle qui consiste à développer chez vos petits-enfants le sens des valeurs dont ils pourront bénéficier toute leur vie, qui va les aider à gérer leurs émotions au fil du temps avec beaucoup plus de facilité, c’est très précieux.

Alors ca peut être la ponctualité si vous voulez, mais je pensais à quelque chose de plus « grand ». la gratitude, par exemple ; être capable de dire MERCI non seulement à une personne de qui on est redevable, mais aussi découvrir qu’on peut dire merci pour tout, à tout et à rien, un merci qui dit que le cœur est content.

Merci pour cette jolie biche qui a traversé sous nos yeux lorsque nous avons traversé la foret pour venir, merci pour le, parfum de ce rosier et la dernière rose qui fleurit encore, merci pour ce beau ciel bleu, merci pour le plaisir de réussir ce qu’on est en train de faire, merci pour cette jolie musique qu’on entend au loin…etc,etc…

Développer à l’intérieur de soi la capacité de gratitude, de reconnaitre les belles occasions de la vie et de les faire grandir. Voilà qui change l’attitude avec laquelle on regarde sa vie. Voilà qui lui donne de l’envergure.

Voilà le cadeau purement gratuit que nous pouvons tous nous faire à nous même.

Pour vous aider sur le chemin de la découverte de tous les possibles et de la joie de vivre, j’ai le plaisir de vous présenter les ouvrages que j’ai rédigé pour vous. Le petit livre vous permet de voir la vie sous un angle différent de celui qui vous blesse, dans toutes les situations banales de la vie quotidienne. Vous y trouverez aussi des trucs pour mieux comprendre la relation avec les enfants, l’autorité douce qui marche, développer la confiance en soi, etc,etc…

Dites Zut a la routine est celui qui vous donne plus de 200 idées à réaliser dans la joie et la simplicité , afin que plus jamais une journée ne vaille pas la peine d’être vécue

1000 Mercis est le jeu par lequel chacun aura à cœur de faire grandir la joie de vivre et la gratitude au quotidien. Le jeu n’est pas encore sorti, mais vous ne aurez un grand aperçu en venant le voir à ma table, où je me ferai un plaisir de dédicacer les ouvrages pour vous, et de vous offrir des illustrations du jeu de carte.

Merci.

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